En 2012, Perpignan dépasse le seuil de 120.000 habitants
19.05.12 / DÉMOGRAPHIE

Les données statistiques relatives à la démographie du département des Pyrénées-Orientales et de sa ville-centre font état d'une poussée réelle. Perpignan avait en effet dépassé le
seuil des 120.000 habitants au 1er janvier 2009 en termes de "population totale", selon les calculs de l'
Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), disponibles au 1er janvier 2012. La capitale du Roussillon, avec 120.100 habitants, retrouve ainsi une réelle vigueur, après avoir subi une érosion de son nombre d'habitants, entraînant un passage sous la barre des 100.000 habitants en 1998. Autour, c'est à dire par ajout des données issues des 225 autres communes de la Catalogne du Nord, le territoire suscite une croissance deux fois supérieure à la tendance générale française. Au 1er janvier 2012, également sur la base des chiffres définitifs datant de trois ans, les Pyrénées-Orientales comptent 445.890 habitants, d'après le Journal Officiel de la République Française. Selon cette évolution, le territoire, doté de 230.285 habitants en 1954, sera parvenu à en doubler le volume en 2014, sur une séquence de seulement 60 ans. La région Languedoc-Roussillon dans son ensemble comptabilise une hausse historique de 14% entre 1999 et 2009, qui constitue un record absolu en France, tandis que la région Midi-Pyrénées, dont la capitale est Toulouse, a enregistré une progression de 12%, pour une avancée de 7% en France.
Seulement quatre villes de plus de 10.000 habitants autour de Perpignan Parallèlement, le classement des communes secondaires confirme une prépondérance des composantes de l'agglomération Perpignan Méditerranée : avec 13.052 habitants, Canet-en-Roussillon est la première des villes de plus de 10.000 habitants, suivie de Saint-Estève, à 10.901 habitants, Saint-Cyprien, 10.508, et Argelès-sur-Mer, à 10.033 habitants. Au-delà, la répartition inégalitaire des centres urbains est signalée par une série de villes de très moyenne importance, c'est à dire Cabestany, avec 8852 habitants, Saint-Laurent-de-la-Salanque, 8586 habitants, puis Rivesaltes, 8299 habitants. Les villes de Céret et Elne s'équivalent, avec respectivement 7675 et 7674 habitants, devant Pia, à 7446, Thuir, 7319, et Bompas, 7223, Le Soler compte 6 802 habitants, Prades 6308, puis vient Toulouges, dont la population totale atteint 6115 habitants.
Perpignan confirme son leadership sur l'axe eurocatalan Sur l'axe européen de proximité, la masse critique de Perpignan en matière démographique se confirme, face aux 96.722 habitants comptabilisés en 2011 à Girona par l
'Institut de Statistique de Catalogne (Idescat). Cependant, le modèle français marqué par des villes moyennes à vocation centrale, entourées de petits ensembles, reste opposé au schéma ibérique, qui jouit d'une répartition démographique plus égalitaire. La ville de Figueres rassemblait en effet 44.765 habitants en 2011, suivie de Lloret de Mar et ses 40.282 âmes, Blanes, 39.834 habitants, Olot, 33.725 habitants, puis Roses, 19.731, et Banyoles, 19.159 habitants, toutes villes disposant d'une jauge démographique suffisante pour accéder à un statut économique certain, et à nombre de services. La duplication locale du concept exagéré "Paris et le désert français", également observé autour de Narbonne, dotée de 51 227 habitants au 1er janvier 2012, constitue ainsi un clivage déterminant face à la province de Girona, où la décentralisation, notamment des noeuds de décision, s'avère être une réalité et non pas un projet. Cette même province bénéficiant d'une force démographique supérieure à celle du Roussillon ne dispose pourtant pas de la plus grande des villes, favorisée dans son propre bassin par le centralisme français.