Perpignan et Girona, deux schémas urbains opposés
19.05.12 / DÉMOGRAPHIE

Le cumul démographique des Pyrénées-Orientales et de la province de Girona représente 1,2 millions d’habitants, répartis sur 447 communes. Selon les données de 2010 fournies par l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), l’Institut national de statistique espagnol (INE) et l’Institut de statistique de Catalogne (IDESCAT), 467.128 personnes habitent la partie Nord de ce territoire, pour 752.000 habitants dans la partie Sud. La répartition géographique est cependant contrastée, car Perpignan, en croissance démographique, comprend 118.000 habitants, pour 96.820 habitants à Girona. Cette dernière a perdu 1000 habitants en 2010 en raison d’un repli vers les villes voisines favorisé par la crise. Mais sa province jouit d’un bon réseau de villes secondaires dotées d’une masse critique décisive fournie par une population d’au moins 25.000 habitants : Figueres (43.330 habitants), Lloret de Mar (41.000), puis Blanes (40.290), Olot (33.589), Salt (30.304), Roses (20.418) et Banyoles (18.780) constituent des pôles de décision économique. En net contraste, ce polycentrisme est absent du Roussillon, Perpignan étant entourée de petites villes : Saint-Estève (12.658 habitants), Canet-en-Roussillon, (12.908), Rivesaltes (8.943), Saint-Laurent-de-la-Salanque (8.652), Cabestany (8.416), Pia (7.301), Bompas (6.985), Le Soler (6.685) ou encore Toulouges (6.002), constituent davantage une réunion autour du pôle déterminé par la ville-centre. Trop petites pour être représentatives, ces villes répondraient davantage au schéma Paris-province, Perpignan tenant lieu de référence. Au Sud de Perpignan, Saint-Cyprien (11.145 habitants), et Argelès-sur-Mer (10.563) et Elne (7.230 habitants) n’atteignent pas de masse critique incidente.